Québec, le 17 octobre 2007 – 150 étudiants du collégial, nouvellement admis en sciences, ont mieux réussi leur première année d’études grâce au mentorat de finissants en sciences et génie de l’Université Laval. Voilà la conclusion générale à laquelle en est venu le responsable du projet et professeur à la Faculté des sciences de l’éducation, Simon Larose, après analyse des résultats scolaires et des réponses à un questionnaire de suivi. Parmi les différences significatives entre les étudiants qui ont bénéficié d’un mentor et ceux ayant le même profil, mais sans l’encadrement des mentors, 80 % ont réussi tous leurs cours alors que chez le second groupe, ce taux atteint 68 %.
Le programme de Mentorat pour l’intégration et la réussite des étudiants en sciences (MIRES) a été mis sur pied l’automne dernier. Il visait à contrer l’abandon ou les changements de programme en science et technologie au moment où près de deux jeunes sur cinq admis dans ces programmes, au cégep comme à l’université, ne terminent pas leurs études. Le projet MIRES a permis à 30 étudiants qui terminaient un baccalauréat en sciences et génie de travailler auprès de 150 étudiants nouvellement admis dans les programmes de sciences de la nature, sciences, lettres et arts ou technique de l’informatique au Cégep de Sainte-Foy et au Collège Mérici, à Québec. Le directeur du programme MIRES et professeur au Département d’études sur l’enseignement et l’apprentissage, Simon Larose, a présenté aujourd’hui les principaux résultats de la première année du projet aux partenaires du programme et aux étudiants mentors. Pour lui, « les taux de réussite des protégés du programme MIRES et leurs niveaux de motivation à poursuivre des études dans le domaine des mathématiques, sciences et technologies (MST) sont significativement plus élevés que ceux des jeunes du groupe de contrôle. Par exemple, après une année scolaire, 86 % des protégés sont demeurés dans leur programme d’études contre 78 % pour les autres étudiants. »
Au total, les chercheurs ont évalué six groupes d’indicateurs du fonctionnement des jeunes. Ceux-ci ont permis de conclure que les protégés ont manifesté plus de plaisir et d’intérêt quant à leur choix d’étudier en MST. Après deux sessions avec leurs mentors, ils étaient davantage confiants de leur choix de carrière que les jeunes du groupe de contrôle. Ils montraient moins d’anxiété devant la nécessité de prendre une décision quant à ce choix. Les protégés connaissaient aussi mieux les programmes d’études et les milieux professionnels dans le domaine des MST. Ils démontraient en outre plus d’intérêt pour l’actualité scientifique. Enfin, ils ont perçu une attitude plus positive de la part de leurs parents, ces derniers croyant davantage aux chances de leur enfant de réussir en sciences et technologies.
Cet automne, un nouveau groupe de 26 mentors encadre une nouvelle cohorte de 140 protégés. Quant à la cohorte 2006-2007, elle fera l’objet d’un suivi. « Chaque cohorte sera évaluée après avoir cessé ses activités de mentorat pour voir si l’effet se maintient, souligne Simon Larose. Nous avions comme objectif de nous assurer que les cégépiens allaient augmenter leur motivation durant le mentorat. Notre objectif à long terme est de démontrer que MIRES peut accentuer la persévérance dans les études. »
Les mentors, qui sont engagés avec salaire, rencontrent chacun de leurs protégés au moins huit fois chaque session. Ils les aident à bien réussir leur passage au collégial, ils leur expliquent la réalité d’une faculté de sciences et génie, et les guident dans leur réflexion quant à la carrière. Ils les accompagnent également lors de visites éducatives dans des laboratoires et entreprises du domaine scientifique. La cohorte de l’année dernière a notamment visité le Centre de recherche sur le bois de l’Université Laval, le Centre de recherche du CHUL et le Département de géologie et de génie géologique.
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Renseignements :
Simon Larose
Directeur du programme MIRES
Professeur à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval
418-656-2131 p. 7040
Source :
Martin Guay
Direction des affaires publiques
Université Laval
418-656-3952